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De nouvelles recherches indiquent que le magma des volcans éteints pourrait contenir une grande quantité d'éléments de terres rares.

30 septembre 2024

Une étude récente révèle qu'un magma mystérieux présent dans des volcans éteints du monde entier pourrait receler d'importantes quantités de terres rares, essentielles aux technologies propres telles que les véhicules électriques et les éoliennes. Si le lanthane, le néodyme et le terbium ne sont pas véritablement rares, leur extraction est souvent complexe en raison de leur faible concentration. Face à l'explosion de la demande mondiale en terres rares, les pays recherchent activement de nouvelles sources d'approvisionnement.

 

Michael Anenburg, auteur du rapport de recherche et chercheur à l'Université nationale australienne, a déclaré que cette découverte pourrait ouvrir une nouvelle voie pour l'exploitation des terres rares.

Cette recherche a été menée conjointement par des scientifiques de l'Université nationale australienne et de l'Université de l'Académie chinoise des sciences, suite à la découverte, l'an dernier, d'un vaste gisement de terres rares à Kiruna, en Suède. Ce gisement repose sur une immense formation de minerai de fer, née d'une intense activité volcanique il y a environ 1,6 milliard d'années. Les scientifiques ont cherché à déterminer si la présence de ces terres rares était due à un événement géologique fortuit ou si elle était liée à ces volcans riches en fer.

Les éruptions de magma riche en fer sont rarement observées dans les volcans actifs, mais certains volcans éteints, vieux de millions d'années, ont connu ce mystérieux style éruptif.

L'équipe de recherche a simulé une chambre magmatique en laboratoire et mené des expériences avec des roches synthétiques de composition similaire. Elle a constaté que, lors de la fusion de ces roches en magma, ce dernier, riche en fer, absorbait les terres rares de l'environnement beaucoup plus efficacement que le magma volcanique classique, avec une efficacité jusqu'à 200 fois supérieure. Cette découverte ouvre de nouvelles perspectives pour l'exploitation des gisements de terres rares dans les volcans éteints du monde entier, notamment aux États-Unis, au Chili et en Australie.

Dans ces régions, de nombreux sites exploitent déjà du minerai de fer, ce qui signifie que les entreprises pourraient potentiellement tirer davantage de valeur des zones minières existantes sans avoir besoin d'exploiter de nouvelles ressources, créant ainsi une situation gagnant-gagnant.

Lingli Zhou, professeure adjointe de métaux critiques pour l'énergie à la Vrije Universiteit Amsterdam, estime que cette recherche a utilisé une approche intéressante en simulant des environnements naturels en laboratoire pour aider les scientifiques à comprendre comment les terres rares s'accumulent dans la croûte terrestre, fournissant un soutien important à la découverte de gisements de terres rares économiquement viables.

Cependant, l'extraction des terres rares est associée à de graves problèmes environnementaux, car elle utilise souvent des produits chimiques toxiques susceptibles de contaminer les sols et les eaux souterraines. Certains experts suggèrent de privilégier le recyclage des terres rares plutôt que de continuer à dépendre de leur extraction minière. Une étude récente indique que les matériaux provenant de téléphones portables, de véhicules électriques et d'autres appareils mis au rebut pourraient constituer une source importante et sous-estimée de terres rares, permettant ainsi de réduire la demande en terres rares issues de leur extraction.


Source : Sina Finance, China Rare Earth Net